Et si le leadership avait une sève?

J’ai lu en vacances. Beaucoup. Des centaines de pages à revisiter Brené Brown, Carl Gustav Jung, Hildegarde de Bingen, Anne Morrow Lindbergh… ça vous donne une idée »
J’ai trempé dans la condition humaine 8.0
Depuis le Moyen - Âge à aujourd’hui, on choisit ou alors on subit. Grande découverte, n’est-ce pas?
Pour l’Homo Sapiens d’aujourd’hui, saucissonné dans l’IA, les responsabilités accumulées, dans les bouleversements par ici, les pertes de repères par-là, il se retrouve dans la confusion. Résultat concret dans nos vies, nos entreprises?
Développer un plan triennal est devenu un risque.
L’horizon le plus certain dépasse tout juste 48 heures…
Stop à la déprime. Et si notre pouvoir personnel avait une sève nourricière qui ne dépend que de soi?
On nous parle beaucoup de performance, d’influence, d’objectifs, de stratégie. Beaucoup moins de ce qui nous permet de rester vivants pendant qu’on réussit.
Suivez-moi, je vais faire un détour…
J’écris cette chronique au moment où la nature est en transition. Dehors, l’herbe est encore verte, le jaune et le rouge s’installent aux arbres, le blanc suivra, et le vert reprendra ses droits. La « sève » de vie peut hiberner, elle existe pourtant et se remettra en mouvement au printemps.
Chez vous, chez moi, cette sève se compose de l’essentiel à notre corps, notre manière de vivre, des émotions et de l’esprit qui nourrissent le meilleur en nous. Ça sonne presque comme une promesse électorale.
Je crois que le leadership commence là.
Pas dans le titre.
Pas dans le nombre de personnes qu’on dirige.
Pas même dans la capacité à obtenir des résultats.
Mais dans notre capacité à ne pas nous perdre en chemin. À faire preuve de discernement.
Un leader qui ne sait plus ce qui lui donne de la sève finit par diriger depuis la fatigue, la peur, le contrôle ou l’obligation.
Et cela finit toujours par se sentir autour de lui.
Alors peut-être que la question à se poser n’est pas seulement :
« Qu’est-ce que je dois accomplir? »
Mais :
« Qu’est-ce qui me garde vivant dans ce que j’ai choisi d’accomplir? »
Cette question vaut pour les femmes comme pour les hommes.
Parce que la sève n'a pas de sexe.
Elle a quelque chose à voir avec cette part de nous qui veut encore apprendre, créer, aimer, transmettre, décider et contribuer sans avoir à se trahir pour y arriver.
C’est peut-être cela, finalement, le leadership sans faux-semblants.
Choisir et réussir sans se dessécher, ancrés dans le meilleur de nous,
Ce n’est pas négociable.
Lucie M alias La Rebelle Assumée
(Chronique 009)





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