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Les vacances, c'est ma deuxième carrière


La seule où je ne vise ni promotion ni performance.

Seulement le bonheur… et quelques folies bien placées.


J’ai tout mon temps.


L’ordre du jour est vide… ou presque.

Seuls rendez-vous : coiffure, pédicure, théâtre, restos, balades et…

Chiner !

 

J’aurais voulu être une artiste… décoratrice !


Eh oui, c’est mon dada. Je me vautre dans les revues. J’invente. Je rêve. Et je fantasme.


Comment redonner vie à une vieille table dénichée dans un débarras… pour ensuite l’imaginer dans le hall d’une maison valant 50 millions de dollars.


Oui, madame, monsieur. Aussi fou. Aussi créatif que ça.


J’aime cette audace là : oser la folie sans permission.


L’écriture me permet de m’évader dans une stratosphère où toute planification stratégique corporative est interdite.


La déco aussi me transporte. De l’éclectique au carrément bizarre, j’adore créer des ambiances. Des lieux où l’on vit une expérience entière : lire, manger, discuter, recevoir, écrire, réfléchir, VIVRE. À l’intérieur comme en plein air.


Une Martha Stewart sommeille-t-elle en moi ?


Ces temps-ci, je plonge mon temps dans un bassin de fantaisies sans limites. Je remplis ma plume d’encres multicolores. J’enrubanne mes idées de textiles luxueux, quétaines, disparates.


Mon mental réclame ses « to do lists ».


Je lui réponds par un égoportrait : jupe à fleurs façon Janis, sac imitation Louis Vuitton, bandeau dans les cheveux, torrent de perles, faux-cils et chaussures de tango — talons aiguilles qui brûlent ma cheville après 30 minutes.


Ma folie est intacte.


Je l’aime.


Rassurez-vous. J’ai vieilli. J’ajouterai même une autre bougie cet été.


Dieu merci, je suis maintenant assez vieille pour oser, avec élégance, mon âge… et ma folie.


Permettez-vous aussi, un décrochage créatif.


Bon été !


On se retrouve bientôt pour une autre chronique de La Rebelle Assumée.

Lucie M.

(Chronique 007)

 
 
 

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