Le masque qui vous coûte le plus cher
- Lucie Marois

- il y a 5 jours
- 2 min de lecture

On vous a longtemps fait croire que, dans le monde du travail, le danger venait du fait d’en dire trop. D’être trop direct. Trop émotif. Trop… vous.
Alors vous avez appris à jouer.
Le rôle de la personne posée.
Du gestionnaire solide.
Du collègue agréable.
Du leader inspirant — mais surtout pas trop dérangeant.
Bref, vous êtes devenu excellent… à être acceptable.
Mais voici le point qui dérange :
Ce n’est pas votre authenticité qui vous coûte cher.
C’est votre masque.
Le masque du contrôle quand vous êtes épuisé.
Le masque de la compétence quand vous doutez.
Le masque de la diplomatie quand ça hurle à l’intérieur.
Le masque du “tout va bien” quand plus rien ne va.
Et le plus fascinant?
Plus vous maîtrisez votre masque, plus vous perdez votre impact.
Parce que les gens ne suivent pas une performance. Ils ressentent une présence.
Et une présence, ça ne se fabrique pas. Ça s’habite.
Alors la vraie question n’est pas : « Est‑ce que je peux me permettre d’être vrai? » Mais plutôt : « Combien de temps encore puis‑je me permettre de ne pas l’être? »
Vous pensez peut‑être déjà : « Oui, mais dans mon milieu… il faut faire attention. »
Vous avez raison.
Enlever ses masques, ce n’est pas tout dire à tout le monde, n’importe quand.
Ce n’est pas devenir brutal au nom de la vérité.
Ce n’est pas se mettre en danger inutilement.
C’est plus subtil. C’est laisser apparaître de petites fissures dans le personnage.
Oser dire : « Je ne suis pas certain. »
Nommer : « Cela ne me convient pas. »
Admettre : « Je suis fatigué de faire semblant. »
Parce qu’à chaque fois que vous retirez un morceau de façade, vous invitez les autres à faire pareil. Et là… quelque chose change.
Moins de jeux. Moins de calculs. Moins de faux leadership. Plus de vrai.
Un leadership qui ne cherche pas à impressionner, mais à connecter. Un leadership qui ne dit pas : « Regardez moi. » Mais plutôt : « Soyons vrais, ensemble. »
C’est ça, le No Bullshit Leadership.
Pas un style.
Pas une stratégie.
C’est une posture.
Celle où vous cessez de performer qui vous êtes… pour enfin l’incarner.
Oui, c’est risqué.
Mais rester dans un rôle qui vous éteint doucement…c’est un risque aussi.
Juste plus silencieux. Plus acceptable. Plus long.
Alors aujourd’hui, je vous laisse avec ceci :
Quel est le masque que vous portez encore… et que vous êtes prêt à déposer — même juste un peu?
Lucie M alias La Rebelle Assumée




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