Le coaching serait-il devenu de la foutaise?
- Lucie Marois

- 5 mai
- 2 min de lecture

« Oui, je t’entends. »
« Peux-tu m’en dire davantage? »
Ces phrases sortent de la bouche de personnes aidantes, et la catégorie est vaste : conjoint, amis, profs, entraîneurs, mentors, personnel médical, aidants naturels. Tout le monde veut améliorer quelque chose : le corps, les compétences, la performance, la connaissance.
Et puis il y a les psy — les vrais. Ceux qui sont formés pour aller dans les zones sensibles : les blessures du cœur, les mémoires enfouies, les comportements qui dérapent sans prévenir. Bref, les psy sont les seuls habilités à ouvrir la porte de l’inconscient et à guider vers une réparation intérieure.
Je le dis haut et fort : j’ai choisi une formation certifiante en coaching holistique, j’en suis fière. Fière des dirigeantes, de leur éthique, de leur rigueur, de leur humanité. Fière d’avoir appris à clarifier les rôles : coach, conseiller, mentor. Oui, tout le monde peut dire « je t’entends », mais tout le monde ne peut pas — et ne doit pas — jouer dans la cour de la psychothérapie.
Pourtant, les dérives existent.
Un coach qui fait le psy.
Un conseiller qui se dit coach.
Un professionnel à succès qui s’autoproclame coach parce qu’il a « réussi ».
On réalise que beaucoup ignorent ce qu’est réellement le coaching — et surtout ce qu’il n’est pas.
Mes nuances, assumées et simplifiées
L’entraîneur accompagne vers la médaille.
Le prof, jusqu’au diplôme.
Le conseiller, jusqu’au résultat.
Le psy, jusqu’à l’apaisement ou la guérison, en explorant le passé pour agir au présent.
Le coach, lui, accompagne vers l’autonomie, la clarté intérieure, sans imposer de recette. Il ne dit pas quoi faire. Il aide à faire émerger les solutions présentes, ici et maintenant.
Alors oui, j’ai un peu mal à ma certification quand je vois n’importe qui se déclarer « coach » simplement parce qu’il sait donner des conseils. Certains sont si convaincants qu’ils amènent les gens dans des zones émotionnelles où un câlin et un « je te comprends » ne suffisent plus à ramener sur la terre ferme.
La psychologue Marie-Claude Larivière accompagne les candidats de nombreuses téléréalités au Québec affirme : « Ce n’est pas tout le monde qui est outillé pour affronter le stress et les réactions que ça génère ».
Tous ne sont pas qualifiés pour ouvrir la boîte de Pandore psycho-affective des individus.
Un coach compétent saura reconnaître si la personne a besoin d’un plan ou d’un espace de guérison.
Le coaching n’est pas un « buzzword ». C’est une responsabilité. Éclairer ou référer au besoin. Clarifier sans psychologiser, voilà le vrai métier.
L’ÉTHIQUE?
Le coaching n’est pas régi par un ordre, il est encadré par des associations sérieuses, des formations certifiées et — surtout — un code d’éthique. Le gros mot!
Cette boussole personnelle que certains tordent comme un élastique.
Il reste la conscience…
Car si la compétence technique s’improvise coaching… la foutaise prend le contrôle.
Lucie M alias La Rebelle Assumée




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